> FAQ >> Catalys Gestion

   QUESTION :
ETANT COMMERCANT VAUT-IL MIEUX QUE JE SOIS EN SOCIETE ? 

 REPONSE :

Les deux principaux critères de choix sont : le niveau de responsabilités vis-à-vis des tiers travaillant avec l’entreprise et le niveau de charges fiscales et sociales.

Pour les responsabilités, le distinguo ne sert…qu’à piéger les étudiants en droit car en pratique les deux situations peuvent être équivalentes, avec les conseils appropriés. Ce n’est donc pas un critère déterminant.

Pour le niveau de charges fiscales et sociales, le paramètre déterminant est le niveau de bénéfice prévu de l’exploitation. Si celui-ci est élevé vous êtes toujours gagnant à être en société car vous maîtrisez votre niveau de charges sociales et fiscales et vous ne payez pas de charges sur des sommes que vous ne percevez pas (hormis les contributions minimales), contrairement à l’entrepreneur individuel  (anomalie qui ne dérange pas les pouvoirs publics car lorsque cela arrange leurs budgets ils sortent la carte du droit c’est-à-dire la confusion du patrimoine professionnel de l’exploitant et de son commerce, sinon c’est la carte budgétaire où l’intérêt l’emporte sur la raison, l’argument officiel de l’administration est cette fois qu’il ne faut pas pénaliser ceux qui exploitent individuellement vis-à-vis de ceux qui exploitent en société…).

En revanche, si votre bénéfice prévu est structurellement faible voire déficitaire, il vaut mieux exploiter dans un cadre d’entrepreneur individuel, car la société aura alors un coût de gestion qui ne pourra s’imputer sur des gains comparatifs, significatifs, de charges fiscales et sociales liés à l’exploitation en société plutôt qu’en entreprise individuelle. Et d’autres choses...

   QUESTION :
DANS MON ENTREPRISE, J’AI UN CADRE AVEC UN SAVOIR-FAIRE « INDISPENSABLE », J’AI PEUR QU’IL SOIT DEBAUCHE  PAR UNE AUTRE ENTREPRISE. COMMENT MINIMISER CE RISQUE ? 

 REPONSE :

Pour motiver le travail d’un cadre vous pouvez agir sur différents leviers. La réaction du cadre est subjective , il faut donc s’entretenir avec votre perle rare pour connaître ses motivations : garantie de contrat, reconnaissance, salaire, association etc.

Après vous être assuré que les conditions actuelles de son contrat sont cohérentes avec celles du  marché de l’emploi, sur le plan financier vous pouvez indépendamment ou cumulativement : faire un avenant à son contrat de travail pour lui offrir une garantie supplémentaire d’indemnisation en cas de licenciement (parachute), mettre en place une prime d’Intéressement au résultat de son secteur d’activité et adossée cette prime à un plan d’épargne d’entreprise, mettre en place pour lui un supplément de retraite et de prévoyance, lui céder une partie du capital pour l’associer à la gestion de l’affaire, mettre à sa disposition un véhicule de société et/ou un logement, etc. Sans oublier, de votre côté, de demander à votre  cadre détenteur d’un précieux savoir-faire technique d’écrire un maximum de procédures, de souscrire une garantie « homme-clé » auprès d’un assureur pour vous garantir des pertes de marges s’il part de votre entreprise,  d’embaucher un successeur potentiel qui prendra le relais ( l’art consistera à trouver les conditions propices à faire travailler le partant et le remplaçant )et lui programmer d’éventuels compléments de formation. Et d’autres choses...

   QUESTION :
JE VENDS MON AFFAIRE, COMMENT PROCEDER ? 

 REPONSE :

La première choses que vous devez faire est son évaluation économique, ou la faire évaluer par un professionnel de votre secteur. Attention à cette phase déterminante. La valeur de l’affaire, il n’y a que vous qui la connaissez, c’est le prix que vous l’achèteriez en toute objectivité car vous seul connaissez ses forces et ses faiblesses (je l’espère pour vous) et ce, sans prendre en compte les aspects de financement qui n’ont rien à voir avec la valeur de l’entreprise. Il y a bien sûr la valorisation du patrimoine de l’entreprise pour laquelle un comptable pourra vous aider, mais ce n’est pas lui qui pourra vous dire combien elle vaut, en revanche il pourra vous calculer ce que vous gagnerez (et ce qui vous restera après le passage du fisc )en la vendant tel ou tel prix. Reste à trouver l’acheteur, hormis votre propre réseau, il y a notamment les CCI qui ont des sites dédiés (transcommerce/transartisanat par exemple),les revues professionnelles pour les annonces, certains cabinets de transaction spécialisés (attention ils se paient sur la bête et leurs honoraires sont souvent proportionnels à la valeur de votre affaire…il faut donc demander un devis et ne payer que sur justificatifs d’un travail effectif !).

Pour le reste de l’opération, il faut réaliser un dossier bien formaliser, avec votre conseil, afin de disposer de justificatifs et d’arguments à opposer à votre acheteur potentiel. Psychologiquement, sur le plan tactique, lors de la négociation, il faut bien sûr laisser une marge de manœuvre à l’acquéreur en surévaluant le prix (sans faire peur) et en acceptant les faiblesses que vous n’avez pas vues ou acceptées…Le reste est d’ordre administratif (« paperasse » sans grandes conséquences) et juridique (« paperasse » et conséquences à évaluer), portez essentiellement votre attention sur les clauses de dédit (que se passe-t-il si l’acheteur se dérobe en cours de transaction ?) et de garantie de passif (sur quelle base financière vendez-vous et jusqu’où acceptez-vous une correction de prix de vente ?). Et d’autres choses...


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