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Généralités |
Contribuables
concernés
Investisseurs imposés à partir de 30 %
Type d'avantage
fiscal
Amortissement du bien jusqu'à 65 % au plus
Conditions à
respecter
Loyer plafonné.
Engagement de location de neuf ans
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Les
particuliers qui acquièrent un logement destiné à la location à usage
d'habitation principale (location nue) peuvent amortir leur
investissement jusqu'à 65 % du montant de leur acquisition. Cet
avantage fiscal est toutefois subordonné à plusieurs obligations (voir
ci-après). |
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Peuvent bénéficier du statut De Robien lié au neuf
- les acquisitions de logements neufs ou en état futur d'achèvement
- les acquisitions de logements réhabilités dès lors qu'ils ont été soumis à la TVA immobilière
On
précise que par logement neuf, il convient d'entendre ceux qui n'ont
jamais été habités ni utilisés avant leur acquisition. A noter qu'un
logement loué nu dans une résidence de retraite ou pour étudiant
bénéficie du dispositif De Robien. En revanche, un logement en
résidence hôtelière ou de tourisme ne peut prétendre au bénéfice du
statut De Robien. |
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La
déduction au titre de l'amortissement est applicable, dans les mêmes
conditions que le dispositif "Robien" neuf aux locaux affectés à un
usage autre que l'habitation acquis à compter du 3 avril 2003 et que le
contribuable transforme en logements, ainsi qui des logements acquis à
compter du 3 avril 2003 qui ne satisfont pas aux caractéristique de
décence prévues à l'article 6 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989
tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la
loi n°86-1290 du 23 décembre 1986 et qui font l'objet de travaux de
réhabilitation définis par décret permettant aux logements d'acquérir
des performances techniques voisines de celles des logements neufs.
Dans ces cas, la déduction au titre de l'amortissement est calculée sur
le prix d'acquisition des locaux augmentés du montant des travaux de
transformation ou de réhabilitation. La période d'amortissement a pour
point de départ le premier jour du mois de l'achèvement de ces travaux.
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Le logement ne doit pas répondre aux normes posées dans au moins quatre des rubriques suivantes :
- la composition du logement (nombre et nature des pièces, surface habitable sous plafond, etc.);
- l'état général du gros oeuvre;
- l'étanchéité à la pluie et aux eaux de ruissellement;
- l'état de la toiture et de la charpente;
- l'absence ou présence de plomb dans les peintures et risques d'accessibilité;
- l'absence ou présence de matériaux dégradés contenant de l'amiante;
- l'électricité (sécurité et dimensionnement en fonction des équipements prévisibles);
- le gaz (sécurité et état général);
- l'état des réseaux d'eau;
- les installations sanitaires;
- l'état de la cuisine;
- le dispositif de ventilation et d'ouvertures;
- les caractéristiques des parois, des menuiseries extérieures et de leur vitrage.
Les travaux réalisés doivent permettre au logement d'acquérir au moins six performances techniques parmi les douze suivantes:
- respect des conditions minimales de surface et volume habitable;
- absence de risque d'accessibilité au plomb;
- absence de flocage, calorifugeage et faux plafonds contenant l'amiante;
- sécurité de l'installation électrique;
- sécurité de l'installation à gaz;
- évacuation des eaux usées et eaux vannes;
- existence
d'au moins une pièce spéciale pour la toilette avec une douche ou une
baignoire et un lavabo alimentés en eaux chaude et froide;
- existence d'un cabinet d'aisance séparé des pièces principales:
- présence de protection solaire sur les baies exposées;
- isolation des combles dans le cas où l'habitation est située sous les combles;
- ensemble
constitué des fenêtres et portes-fenêtres existant ou amélioré, de
caractéristiques thermique inférieure ou égale à 2.9 W/m2K;
présence d'un équipement de chauffage (centralisé ou individuel).
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L'avantage
fiscal octroyé se traduit par un amortissement. Celui-ci est égal à 8 %
du montant de l'investissement (frais d'acquisition compris) pendant
cinq ans, puis de 2,5 % pendant les quatre années suivantes, jusqu'au
terme des neuf ans du conventionnement, soit un amortissement à
concurrence de 50 % du prix d'acquisition du bien. Ce statut peut
néanmoins être prorogé une ou deux fois pendant trois ans (ce qui porte
la durée à douze ou quinze ans) en bénéficiant toujours d'un
amortissement de 2,5 % par an soit un amortissement à concurrence de 65
% du prix d'acquisition du bien. Au-delà, si le bailleur poursuit la
convention, il bénéficie soit du statut De Robien ancien,soit selon les
cas du régime Micro-foncier. Durant la période d'amortissement, le
taux d'abattement de déduction forfaitaire pour charges diverses est
abaissé à 6 % (il est de 14 % dans le régime commun). De plus, le
déficit provenant de l'amortissement, des charges forfaitaires et des
autres frais déductibles, à l'exception des intérêts d'emprunt, est
reportable chaque année sur le revenu global dans la limite de 10 700 €
(70 187,40 F), le supplément étant reporté, avec les intérêts
d'emprunt, sur les revenus fonciers des dix années suivantes.
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La déduction forfaitaire est fixée à 40 % pour les logements situés en
zone de revitalisation rurale, pendant la durée de l'option
d'amortissement
(ref: LOI RELATIVE AU DÉVELOPPEMENT DES TERRITOIRE RURAUX. J.O n°46 du 24 février 2005 Art.100)
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Le
dispositif De Robien exige des propriétaires bailleurs l'engagement que
le loyer, d'une part, et les ressources du locataire, d'autre part,
n'excèdent pas un certain plafond. Par ailleurs, le logement doit
obligatoirement être loué nu et affecté à la résidence principale d'un
locataire pendant neuf ans. En cas de rupture de l'un des engagements
pris par le propriétaire, les déductions pratiquées font l'objet d'une
reprise. Exception faite si la rupture des engagements est due
- a l'invalidité d'un des deux époux soumis à imposition commune
- au licenciement du contribuable ou de son époux soumis à imposition commune
au décès du contribuable ou de son époux
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Les conditions de plafonnement du loyer sont fixées chaque année par décret ou instruction administrative.
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Le
propriétaire qui réalise, au cours de l'engagement de location de neuf
ans, des travaux (reconstructions agrandissement ou améliorations) sur
le logement bénéficiant de l'amortissement De Robien peut également
amortir ses dépenses. Pour les travaux de reconstruction et
d'agrandissement, le taux d'amortissement est identique à celui
applicable à l'investissement initial, à savoir 8 % les cinq premières
années et 2,5 % les années suivantes. Pour les travaux
d'améliorations, le taux d'amortissement est de 10% du montant de la
dépense et ce, pendant dix ans.
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Les propriétaires bailleurs optant pour ce statut bénéficient de garanties complémentaires.
Ces garanties ont été mises en place par l'Etat. Il s'agit
- du versement direct au propriétaire des allocations de logement sociales et familiales
- de la possibilité du financement du dépôt de garantie
- d'une
garantie contre les impayés de loyer et de charges locatives, quel que
soit le locataire, d'un montant maximal de neuf mois pour une durée de
location de trois ans.
Par
ailleurs, des prêts à 2 % sont accordés pour l'achat de logements neufs
aux bailleurs privés conventionnés ayant conclu un accord de
réservation locative avec un organisme collecteur du l % logement pour
loger des salariés d'entreprise.
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Les
parkings et les garages ne peuvent pas être pris en compte dans les
surfaces annexes ajoutées à la surface habitable pour le calcul des
loyers. Qu'importe ! dira-t-on, il suffit de ne pas les inclure dans le
bail De Robien et de les louer séparément. C'est possible, mais
attention ! En réponse à une question de la FNPC, la direction de la
législation fiscale précise un certain nombre de conditions assez
contraignantes qu'il convient de respecter.
Dans les immeubles collectifs, la location simultanée et séparée d'un
logement bénéficiant des avantages fiscaux et d'un parking ou d'un
garage qui en sont exclus ne fait pas obstacle au bénéfice de ces
avantages pour le seul logement, à condition :
- que le locataire demeure libre de signer le bail du logement et de refuser celui du parking
- et que le prix du loyer du parking ou du garage soit normal par référence aux loyers du voisinage.
Toutefois, la fraction du prix global d'acquisition (frais inclus)
correspondant au prix du parking ou du garage est exclue de la base
amortissable. Le prix et les frais d'acquisition doivent donc faire
l'objet d'une répartition précise et plausible au moment de la
signature de l'acte de vente. Pour l'habitat individuel, où le garage
n'est pas physiquement séparé du logement et de ses autres annexes, une
location séparée n'est pas possible. Pour calculer la surface des
annexes prises en compte dans le loyer, on calcule la surface totale
des annexes, garage compris, dont on déduit 12 m2 pour le garage. Le
solde est divisé par deux et retenu dans la limite de 8 m² Dans ce cas,
la base amortissable ne fait l'objet d'aucune réfaction au titre de
l'emplacement de stationnement La base d'amortissement est constituée
par le prix d'acquisition ou de revient global du logement auquel
s'ajoute la fraction du prix relative aux dépendances immédiates du
logement.
Garages ou places de parking faisant l'objet d'un bail distinct
n'entrent pas dans cette base de calcul. |
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Plafonds mensuels de loyer 2008 |
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Marie Claude Yvon
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